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Arrière arrière grand oncle... (1914-1919)

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Bonjour,

Il y a un mois, en visite chez mes grands parents maternels. Je fouille un peu près de chez eux quand mon grand père me dit de venir.
"Quoi ? -J'ai quelque chose pour toi".

Il me montre une carte marquée Carte du Front français. Il la retourne et là, tout un récit  Shocked  .
Il s'agit d'une carte (de journal ?) qui a appartenu à mon arrière arrière grand oncle, l'oncle de la mère de mon papy  Suspect .
Bon on va se perdre dans ses arbres généalogiques.

Bref, au dos de cette carte, mon arrière arrière grand oncle a écrit tout ce qu'il avait fait pendant la guerre 14-18. Mobilisé dans l'infanterie territoriale à Argentan, il est blessé plusieurs fois il me semble, est choisis pour un peloton d'exécution, il est démobilisé le 26 janvier 1919.
Sur le côté carte, il a tiré des traits montrant tous les endroits où il est passé pendant la guerre.
Véritable document historique.

Mon grand père me demande si ça m'intéresse, je lui dit oui, il me dit que j'ai intérêt à bien l'exposer. C'est chose faite vous me direz Very Happy











Triste sort pour ce soldat  comme beaucoup hélas ...No

En espérant que vous apprécierez ce document Wink

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Bonjour,

Voila une carte bien émouvante et une pièce historique de qualité!
Tu dois pouvoir trouver la fiche matricule de ton arrière arrière grand oncle dans les archives départementales de son département de naissance!

Nico

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Merci du commentaire Wink

Je chercherais. Je vais déjà demander son nom à mon grand père et aller sur sa tombe.
Une fois que j'aurais le nom, j'adresse une lettre aux archives départementales alors ? Smile

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Pas besoin de lettre! Normalement, les registres de fiches matricules jusqu'à la classe 1921 sont numérisées et disponibles par internet, il te faut le nom et la classe de mobilisation pour pouvoir trouver la fiche. L'année de la classe de mobilisation correspond à l'année de naissance plus 20 ans.

Nico

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Ok merci Smile
J'essaierai avec la date de naissance qui doit être sur sa tombe à mon avis.
Il devait être "agé" en 14 comme il est arrivé dans la territoriale non ?

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Surement oui, le territoriale était "réservée" aux moins jeunes disons!
Au fait, il faut aussi avoir le département de naissance pour trouver la fiche, si tu me donnes ces infos, je te la chercherai si tu veux!

Nico

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Je sais qu'il est né dans l'Orne. Après, les noms et date de naissances je sais pas...
J'essaie d'obtenir ces infos quand je verrais mes grands parents dans 15 jours Wink

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Si ça t'intéresse, voici quelques infos sur le soldat Gonsard, qui a eu très peu de chance car quarante minutes après son exécution, une estafette est arrivée avec un ordre de sursoir à l'exécution pour manque d'informations!

Voici l'arrêt de réformation de la cour de cassation :


MINISTÈRE DE LA JUSTICE

COUR DE CASSATION

(12 juin 1925.)

Au nom du peuple français,

La Cour de cassation a rendu l'arrêt suivant :

Sur le réquisitoire de M. le procureur général près la Cour de cassation tendant à la réformation d’un jugement rendu le 18 mars 1915 par le Conseil de guerre du Quartier général de la IVe armée, qui a condamné Gonsard à la peine de mort pour abandon de poste en présence de l’ennemi ;

La Cour.

Ouï M. le conseiller Th. Bourgeon, en son rapport, Me Hersant, avocat à la cour, en ses observations, et M. l’avocat général Bloch-Laroque, en ses conclusions ;
Vu le réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation en date du 15 mai 1925, tendant à la réformation d’un jugement du Conseil de guerre du quartier général de la IVe armée, du 18 mars 1915, qui a condamné Gonsard (Auguste-Léon-Louis), cultivateur à Préaux (Orne), soldat réserviste au 104e Régiment d’infanterie, à la peine de mort, pour abandon de poste en présence de l’ennemi ;
Vu la lettre du Garde des sceaux, ministre de la Justice, en date du 23 janvier 1925, ordonnant de saisir la chambre des mises en accusation de la Cour d’appel d’Orléans d’un recours contre le jugement susénoncé ;
Vu l’arrêt du 9 mars 1925 par lequel la chambre des mises en accusation de la Cour d’appel d’Orléans, après avoir fait procéder à une information, a ordonné le renvoi de la procédure à la Chambre criminelle de la Cour de cassation ; vu toutes les pièces du dossier ; vu les conclusions de Me Hersant, avocat à la cour, déposées le 9 juin 1925, au nom de Gonsard (Édouard), et de dame Gonsard, veuve Tessier, frère et sœur du condamné ; vu l’article 20 de la loi du 29 avril 1921 prorogé par l’article unique de la loi du 6 juillet 1923 et modifié et complété par l’article 10 de la loi du 3 janvier 1925 ; vu les articles 446 du Code d’instruction criminelle et 213 du Code de justice militaire pour l’armée de terre ;

Déclare la demande de réformation recevable en la forme ;

Au Fond :

Attendu que Gonsard (Auguste-Léon-Louis), soldat réserviste au 104e Régiment d'infanterie, a, par jugement du Conseil de guerre du quartier général de la IVe armée, du 18 mars 1915, été déclaré « coupable d’avoir, le 28 février 1915, aux environs de Perthes-les-Hurlus, abandonné son poste en présence de l’ennemi » ; que, des pièces du dossier qui a servi de base à cette déclaration de culpabilité, il résulte que, parmi les blessés arrivés le 2 mars 1915, à l’hôpital d’évacuation n° 38 de Châlons-sur-Marne, à la suite des combats de Perthes-les-Hurlus, se trouvait le soldat réserviste Gonsard du 104e Régiment d’infanterie, atteint d’une plaie par balle à l’index de la main gauche ; qu’après examen de cette blessure, le docteur Buy, médecin chef de l’hôpital déclarait par un rapport : « qu’il estimait que cette plaie résultait d’un coup de feu tiré à bout portant » ;
Attendu qu’invité à s’expliquer sur les origines de sa blessure, Gonsard affirmait que, le 28 février, dans l’après-midi, il se trouvait dans une tranchée de première ligne, à une distance de soixante-dix mètres environ de l’ennemi ; qu’il rétablissait le créneau en partie démoli ; qu’en levant la main gauche, il avait reçu une balle ; que ses camarades pouvaient en témoigner ; que leurs noms étaient : Piednoir, qui lui avait fait le premier pansement, Derouan et Guérin, qui se trouvaient à ses côtés ; qu’il était allé au poste de secours et avait été évacué le soir même ;
Attendu que Gonsard était renvoyé, le 15 mars, devant le Conseil de guerre ; qu’il comparaissait le 18 ; que, ni le médecin chef Buy, ni les témoins désignés par l’accusé notaient entendus ; que les
notes d’audience se bornent à constater que Gonsard a reproduit les déclarations qu’il avait faites antérieurement et invoqué de nouveau le témoignage de ses camarades ; que, par trois voix contre deux, le Conseil de guerre le déclara coupable et le condamna à la peine de mort ; que, le 19 mars, à Bussy-le-Château, il était passé par les armes ;
Attendu que, du rapport du commandant de la compagnie, transmis, le 6 mars, par le colonel du 101e Régiment d’infanterie au commissaire rapporteur près le Conseil de guerre et de l’ensemble des enquêtes auxquelles il a été procédé dans la suite, il résulte, notamment des déclarations du chef de bataillon Béringer et des soldats Piednoir, Guérin et Guesdon, voisins de tranchée de Gonsard, que celui-ci était un bon soldat et qu'il avait été blessé d’une balle ennemie, en présence de ses camarades ;
Attendu qu’en cet état, la mutilation volontaire n’étant pas établie, la preuve du crime reproché à Gonsard n’est pas rapportée ;

Par ces motifs, réformant,

Annule le jugement du Conseil de guerre du Quartier général de la IVe armée du 18 mars 1915 qui a condamné le soldat réserviste Gonsard (Auguste-Léon-Louis), cultivateur à Préaux (Orne), à la peine de mort, pour abandon de poste en présence de l'ennemi ;
Décharge de cette condamnation la mémoire de Gonsard (Auguste-Léon-Louis) ;
Et, statuant sur les conclusions à fin de dommages-intérêts déposées par Me Hersant, avocat, en la cour, au nom de Gonsard (Édouard), cantonnier à la Madeleine, commune de Nocé (Orne), et de la dame Gonsard, veuve Tessier, demeurant à Préaux (Orne), frère et sœur de Gonsard (Auguste), qui n’a laissé ni conjoint, ni ascendants, ni descendants ;
Vu l’article 440 du Code d’instruction criminelle et l’article 20, paragraphe 7, de la loi du 29 avril 1921 ;
Attendu que les intervenants justifient d’un préjudice moral dont il leur est dû réparation ; que la cour a les éléments nécessaires pour fixer le montant de ce préjudice à 2.000 fr. pour chacun d’eux ;
Condamne l’État à payer une somme de 2.000 fr. à Gonsard (Édouard), cantonnier à Nocé (Orne), et une somme de 2.000 fr. à la dame Gonsard, veuve Tessier, demeurant à Préaux (Orne) ;
Ordonne que le présent arrêt sera imprimé ; qu'il sera transcrit sur les registres du Conseil de guerre du Quartier général de la IVe armée ; que mention en sera faite en marge du jugement infirmé ; que cet arrêt sera inséré au Journal officiel, publié et affiché dans les conditions déterminées par l’article 446, paragraphe 9, du Code d’instruction criminelle ;
Ainsi jugé et prononcé par la Cour de cassation, Chambre criminelle, en son audience publique du 12 juin 1925.

Présents : MM. Leeherbonnier, président ; Bourgeon, rapporteur ; André Boulloche, Mercier, Paillot, Bourdon, Peyssonnié, Courfin, Depeiges, Thuriet et Le Marc'hadour, conseillers.

En conséquence, le Président de la République française mande et ordonne à tous huissiers sur ce requis de mettre ledit arrêt à exécution ;
Aux procureurs généraux et aux procureurs de la République près les tribunaux de première instance d’y tenir la main ;
A tous commandants et officiers de la force publique de prêter main-forte lorsqu'ils en seront légalement requis ;
En foi de quoi, le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier.

Pour expédition conforme :

Le greffier en chef de la Cour de cassation,
Girodon.

Ensuite, voici sa fiche du site mémoire des hommes. Ce qui est étrange, c'est que à la date de cette fiche, 1923, il a été marqué comme mort pour la France, alors qu'il a été réhabilité en 1925. il me semble que les soldats fusillés n'étaient pas considérés comme morts pour la France.




Voici sa fiche matricule



Et son acte de naissance



Comme tu vois, en fouillant, on trouve pas mal de choses!

Nico

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Je te dis un immense merci pour tes recherches et ce que tu as pu trouver sur le soldat Gonsard ! Je ne sais comment te remercier cheers 
Triste sort pour cet homme d'ailleurs. Il fallait presque être à l'agonie pour être cru d'un médecin j'ai l'impression  No 

Dès que j'aurais les infos sur mon arrière arrière grand oncle, tu pourras me trouver des infos sur lui ? Ainsi que pour l'oncle de mon grand père, tué à Verdun en 1916 ? Smile

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De rien, de rien,
J'aime chercher ce genre d'infos, et surtout.... les trouver!
Par exemple, j'était assez content d'avoir trouvé beaucoup d'infos sur un soldat français de la première guerre dont j'avais acheté la plaque sur ebay, mais la poste me l'a perdue  Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad 

Dès que tu me donnes tes infos je chercherai avec plaisir!

Nico

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Ça c'est chiant quand des trucs comme ça t'arrive. Avoir confiance en la poste après, dur dur...
Ça t'es arrivé récemment ?  Neutral 

Par ailleurs, où as-tu vu qu'une estafette était arrivée 40 minutes après avec un ordre de sursoir à l'exécution ? Wink

Ça marche je te les ferais parvenir.
Tu vois, je viens d'imprimer ce que tu m'as donné et mis dans le "dossier familiale". Very Happy

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J'avais acheté la plaque il y a deux semaines!

Ah le dossier familial! Passionnant à faire!
Tout comme les dossiers de pièces nominatives!
J'attends la fin de mes partiels pour faire une réorganisation totale de ces dossiers! J'ai Hâte de pouvoir bosser la dessus! Mais je peine à trouver un bon moyen pour classer tout ça en version papier!

L'histoire de l'estafette, je l'ai lue sur un blog mais je ne sais plus lequel... No 

Nico

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Ok merci Wink

Oui moi aussi j'attends de passer le bac et après être un peu tranquille pour se donner à fond dans les recherches, le militaria,etc. drunken 
Enfin, jusqu'à la rentré Twisted Evil 
Je parle de dossier familial mais c'est pas vraiment classé, c'est des infos par ci, par là  Laughing 

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Ah, le bac! Pas mal de stress, mais pas de grande difficulté finalement (de mémoire!)

Bon courage!

Nico

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15 PHOTO DE VOTRE GRAND ONCLE le Mar 27 Oct - 19:43

MAUUARIN


Invité
bonjour, s est avec emotion que je pense avoir deux photos ( copie ) de l execution de votre grand oncle le 19 mars 1915 a Bussy le chateau

Bonjour,

Il ne s'agit pas de mon grand oncle qui lui faisait partie du peloton de cette exécution. Cependant, vous pourriez me montrer ces photos ? Cela m'intéresse énormément.
Merci d'avance

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Salut,

Va consulter ce lien sur mémoire des hommes !
tu as les minutes de jugement du soldat Gonsard ainsi que le dossier de procédure ! (150 pages !!)

Bonne lecture !

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/client/mdh/fusilles_premiere_guerre/detail_fiche.php?ref=2524185&debut=0

Amicalement,
Nico

Voir le profil de l'utilisateur http://nicoww2.skyrock.com/

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